A quand remonte le jour ou l'on s'est regardé dans un miroir ???????

A quand remonte le jour ou l'on s'est regardé dans un miroir ???????
Dans un village, des hommes, des femmes et des enfants erraient toujours, hagards, au milieu des ruines de leurs habitations. Les jours passèrent et chacun s'employait à reconstruire sa maison mais dans la peur et l'inquiétude du lendemain.
Un jour, une femme était partie seule et loin du village pour chercher de l'eau. Alors qu'elle remplissait ses jarres à la source, elle apercut à quelques dizaines de mètres un homme qui semblait âgé assis à l'ombre d'un arbre. Elle n'eut pas peur et s'avança vers lui.
- Qui es-tu ? lui demanda t-elle
- Je suis un Sage, répondit l'homme.
Il lui fit signe de s'asseoir non loin de lui. La femme s'assit et commenca à lui raconter le tremblement de terre et les jours pénibles qui s'écoulaient depuis au village.
- Qu'allons-nous devenir ? répétait-elle souvent. Notre vie est devenue si malheureuse. Tu es un Sage, peux-tu me réconforter. J'aimerais tant être réconfortée.
- Ecoute-moi, dit le Sage : Tant que tu regrettes ce qui s'est passé, tu ne pourras évacuer ta douleur. La peur, la tristesse et le désespoir font partie de l'évolution de l'homme. C'est une évolution que tu dois traverser, mais tant que tu es la proie de ces émotions négatives, tu ne peux pas utiliser ce que tu es. Les sages, ceux qui savent comment aider les gens à se voir eux-mêmes, ne se laissent pas impliquer par ce qui a été. Ils ne sont concernés que par l'instant présent. Ils peuvent voir l'avenir et le passé mais ne se laissent entrainer ni par l'un ni par l'autre. Il te faut te connecter à ton guide intérieur pour apprendre à vivre entièrement dans et pour le présent. C'est ainsi que disparaissent les émotions négatives.
- Mais j'ai tellement perdu confiance en moi et en la vie avec cette terrible catastrophe qui a détruit notre vie.
- C'est le destin de l'ange que de vaincre le dragon ! Comprends-tu ce que je veux dire ?
- Je ne sais pas pourquoi mais il me semble que oui.
- Tu me dis que tu as perdu confiance en toi, mais il faut beaucoup de confiance en soi pour affirmer à autrui que l'on en manque. Il est vrai que l'on ne peut planter une fleur sur un terrain de pierres. Mais tu n'es ni la fleur ni le terrain de pierres : tu es celle qui doit arroser la fleur et choisir le bon terrain. Si tu le fais, tu vis au centre de toi-même et non plus au milieu de tes émotions négatives qui sont le dehors de toi-même. C'est pour cela qu'en fait celles-ci ne t'appartiennent pas. Mais si tu y tiens c'est toi qui leur appartient.
Au fur et à mesure que le Sage parlait, la femme se sentait plus légère et elle commençait à relativiser ce qu'elle avait vécu. Les paroles du Sage imprégnaient son être en ces moments difficiles. Puis, le Sage sortit un miroir de sa poche. Il était à peine plus grand que la paume de sa main.
Il le tendit à la femme de façon à ce qu'elle puisse voir son visage. Elle y vit son visage triste aux traits tirés par la fatigue. Puis le Sage se concentra et soudain le miroir se brisa et joncha le sol de ses éclats. Aussitôt, la femme sentit son visage se détendre et sa fatigue disparaître. Elle ferma les yeux quelques instants.
Lorsqu'elle les rouvrit, le Sage avait disparu. A peine surprise et sans chercher à comprendre, elle retourna parmi les siens légère et vivante.
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# Posté le vendredi 13 novembre 2009 00:43

La parole de l'Ange

La parole de l'Ange
est toujours vivante
... en moi.

Au sommet de mon être,
Là où l'épreuve me porte ...

Voir sa vie, vivre son être,
comme une pièce de métal,
que la vie, coup après coup,
portée à l'incandescence par le feu
puis refroidie par l'eau,
encore et encore,
modèle et transforme ...

D'abord écrasée, et presque détruite,
à chaque coup, à chaque épreuve,
retournée, saisie, dépossédée
par la puissance du monde,
dans la conscience croissante du sens de l'épreuve,
l'âme s'enracine, s'approprie les sucs de la vie,
du sens et de la vérité, s'approche
pas à pas, d'une puissance d'amour
sans concession, neutre et paisible
indifférente aux simagrées
du mental et de l'affectif ...

Pourtant, c'est au coeur de la fragilité
de nos blessures les plus intimes,
de l'emprisonnement de notre manque
de notre plus terrible cri de souffrance
que la rencontre avec Lui
que la découverte de l'épée de vérité
la parole de l'ange en notre être,
se réalise et se construit.

Heureux celui qui souffre
la lumière le construit.

Ma vie ne change pas,
mais autour de moi,
les autres changent.
Rien ne bouge ... en apparence,
et pourtant la vérité de mon être
Agit, sans acte, sans parole ...
Ceux qui bavardent, et veulent
ajouter ou retrancher, à la réalité
perdent leur temps, se noient
dans l'illusoire, croient changer le monde,
parce qu'une bulle de savon
a frappé leur esprit ...
ils tourbillonnent, sans aucun lieu
pour leur soif de repos ...

L'Épée, le Verbe ...
L'axe de notre être,
la verticalité,
ce qui relie le haut et le bas,
l'échelle de Jacob,
la Kundalini,
le jeu du Yin et du Yang,
le Christ en nous,
n'est pas séparée de ce que nous sommes.

A chaque instant, nous pouvons la saisir,
être saisie par elle ...
Alors le temps s'arrête,
notre vérité devient agissante,
unique, nous ne sommes plus seul,
le chemin se révèle,
il est l'axe de notre vie ...

La parole de l'ange ...
vivante, vivifiante ...
est ce que je suis.


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# Posté le vendredi 13 novembre 2009 00:29

Le Papillon

Le Papillon
Un jour, une ouverture apparut dans un cocon. Un homme s'assit et regarda le papillon naissant se battre pendant des heures pour crever son abri et forcer le petit trou à s'agrandir. Mais bientôt il sembla à l'homme que l'insecte ne progressait plus. Il était allé aussi loin qu'il avait pu mais il ne bougeait plus.

Alors l'homme prit une paire de ciseaux et découpa délicatement le cocon pour aider le papillon à sortir. Celui-ci émergea facilement. Mais il avait un corps chétif et ses ailes froissées étaient atrophiées.

"Pas grave, il va se développer" se dit l'homme et il continua à regarder le papillon en espérant qu'il déploie ses ailes pour voler.

Mais cela n'arriva jamais. Le papillon passa le reste de sa vie à ramper sur son petit corps, incapable d'utiliser ses ailes rabougries.

Ce que l'homme, dans sa bonté précipitée, n'avait pas compris, c'est que le cocon trop serré est une ruse de la Nature pour forcer le papillon à le percer et à entraîner ses ailes... A cette condition seulement, il peut voler.

Parfois, nos angoisses, nos échecs, nos coups durs sont précisément ce dont on a besoin. Si la nature permettait qu'on avance dans la vie sans jamais rencontrer aucun obstacle, cela nous affaiblirait, nous serions semblables à ce papillon trop vite naît à qui la facilité a coupé les ailes.

La liberté est chèrement acquise... Mais on ne vole pas sans s'entraîner un minimum !
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# Posté le vendredi 13 novembre 2009 00:00